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La réforme des collectivités territoriales


Conférence-débat
La réforme des collectivités territoriales
17 février 2011
En partenariat avec l’Observatoire des Politiques Culturelles de Grenoble et l’Institut d’Etudes Politiques de Lille

Intervenants :
- Jean-Pascal Quiles, Directeur Adjoint de l’Observatoire des Politiques Culturelles de Grenoble,
- Rémi Lefebvre, Professeur de sciences politiques à l’Université Lille 2

« La réforme des collectivités locales a été un des grands chantiers du mandat de Nicolas Sarkozy. Son objectif était de clarifier les compétences locales dans un contexte de complexification de l’action publique locale et de montée de l’abstention aux élections locales mais aussi de diminuer le niveau de dépenses des collectivités locales jugé trop élevé et le nombre d’élus.

Au terme d’un processus législatif sinueux et de modifications successives du projet de loi, la clarification n’est pas au rendez-vous. Si quelques avancées démocratiques sont à noter, notamment au niveau de l’intercommunalité, la réforme risque d’accroître encore l’opacité du système politique local avec la création des conseillers territoriaux. Les conséquences de la réforme seront en tout cas lourdes sur le pouvoir local.

La réforme territoriale conforte l’hypothèse de la fin du cycle "classique" des politiques culturelles. Outre les effets de la réforme territoriale, l’impact causé par le reflux durable des financements publics et la concurrence qui en découle localement pour les acteurs culturels nous obligent à nous interroger plus que jamais sur l’effet sociétal réel des politiques culturelles et à repenser le sens et l’organisation des dispositifs d’intervention des équipements et des collectivités publiques.

Ce basculement invite tous les acteurs à se penser, à se définir autrement et sans doute à créer de nouveaux cadres de concertation et de coopération pour agir. Dans cette perspective, les modes d’interventions publics devront être davantage participatifs, les dispositifs plus souples, l’organisation des services de plus en plus hybride. Ce nouveau mode de fonctionnement, davantage partenarial, responsable et solidaire, ne pourra être décrété ni par l’Etat ni par les collectivités, pas plus que par la société civile, mais il devra être animé par l’ensemble des acteurs concernés. »